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Lorsque le tsunami a déferlé sur les côtes japonaises, nous avons vu à la télévision ces images de la vague, emportant tout sur son passage. Filmées depuis le ciel, ces images nous montraient la progression de la vague, rendue d'une manière presque abstraite, et en deux dimensions. Même lorsqu'elle semblait passer sur des terres nues, la vague s’épaississait des débris qu'elle produisait. Elle charriait ce qu'on ne pouvait plus vraiment reconnaître, peut-être des planches, des voitures, des tôles, des morceaux de murs, des gens, et ce mélange incohérent venait produire de gigantesques embâcles contre les nouveaux obstacles qu'elle rencontrait.

Comme Marcel Duchamp lorsqu'il réalisait ses Stoppages-étalon, je verse des apéros japonais dans une assiette. Ils se répartissent selon une loi qui m'est inconnue, la même qui, probablement rassembla les débris dans la vague japonaise. Minutieusement, comme on effectue un relevé archéologique, je dessine chacun des apéros, puis leur disposition les uns par rapports aux autres. Je cherche à établir une loi, à trouver une logique, à tracer une structure.

Je dessine des embâcles.

Embâcle 1, juin 2014, 56 x 76 cm,aquarelle et crayon sur papier.
Embâcle 1, juin 2014, 56 x 76 cm,aquarelle et crayon sur papier.Embâcle 1, juin 2014, 56 x 76 cm,aquarelle et crayon sur papier.

Embâcle 1, juin 2014, 56 x 76 cm,aquarelle et crayon sur papier.

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